Les solutions contraceptives après 40 ans

Lorsqu’arrive à la quarantaine, la femme se retrouve dans une période de transition particulière. Il s’agit de la pré-ménopause. Pendant cette période, plusieurs d’entre elles ont déjà fondé une famille et n’ont pas l’intention d’avoir d’enfant. Mais il faut savoir qu’après 40 ans, il y a 44 % de chance qu’une femme prenne une grossesse spontanée au cours des 12 mois de l’année. La prescription d’une contraception dans cette tranche d’âge est ainsi à envisager. Toutefois, le choix du moyen contraceptif ne se fait pas de la même manière selon qu’on soit une jeune mère, une adolescente ou qu’on approche de la ménopause. Pour les femmes qui sont dans la quarantaine, il existe plusieurs solutions de contraception.

Le dispositif intra-utérin

Cette solution de contraception est efficace et doit être proposée de façon systématique aux patientes qui ont plus de 40 ans. Selon le souhait de chacune et le contexte clinique, il est possible de s’orienter vers un dispositif intra-utérin (DIU) en cuivre ou hormonal. Notez que ce moyen de contraception est utilisé par la plupart des patientes dont l’âge est compris entre 40 et 49 ans.

Il est bon de savoir que les moyens de contraception sont nombreux pour les femmes. Vous pourrez notamment retrouver la liste des solutions contraceptives sur le journaldesseniors.com afin d’opter pour le moyen de contraception le plus adapté à vos besoins. Si vous êtes une femme dans la quarantaine et que ne vous ne voulez pas d’hormone, vous pouvez opter sereinement pour le DIU en cuivre. Mais il est important d’indiquer que des pathologies bénignes, plus fréquentes chez les plus de 40 ans, surviennent parfois et peuvent engendrer une hausse des douleurs pelviennes et des ménorragies.

L’efficacité du DIU va au-delà de 5 ans. Il est ainsi possible de ne pas le changer après l’avoir mis en place. Si vous êtes une patiente atteinte de dysménorrhées, de ménorragies ou d’adénomyose, il est préférable de choisir le DIU au lévonorgestrel qui est efficace et bien toléré. En outre, ce contraceptif n’a aucune influence sur le risque vasculaire artériel et veineux et sur la densité minérale osseuse. Toutefois, même si le DIU au lévonorgestrel n’augmente pas le risque de cancer du sein, il est déconseillé de l’utiliser en cas d’antécédent.

La contraception oestroprogestative

L’une des solutions contraceptives que les femmes peuvent utiliser après 40 ans est la contraception oestroprogestative. Il est vrai que ce n’est pas le moyen le plus choisi par les patientes de la quarantaine, mais son utilisation est envisageable. Toutefois, avant d’opter pour une contraception oestroprogestative, il faut s’assurer de la non-existence de facteurs de risque vasculaires et métaboliques. Il est mis en avant le fait que cette solution ait des avantages sur les patientes en garantissant un cycle régulier, en réduisant les dysménorrhées, les ménorragies, les bouffées vasomotrices et la sécheresse vaginale et en ayant un impact positif sur la minéralisation osseuse. Suite à la mise en place de la contraception oestroprogestative durant la quarantaine, un bilan métabolique est prescrit 3 à 6 mois après. Aussi, il est recommandé de réévaluer chaque année la balance bénéfice-risque de la patiente.

La contraception microprogestative

Ce moyen de contraception fait partie des solutions qui se présentent aux femmes âgées de plus de 40 ans. Il s’agit d’ailleurs de la méthode de contraception de première intention pour les patientes qui sont dans la quarantaine. Si vous la privilégiez, il est possible qu’elle soit citée parmi les solutions de remboursement sur ameli.fr . La contraception microprogestative n’a pas d’influence quelconque sur les facteurs métaboliques, vasculaires et osseux. Cependant, ce moyen contraceptif peut être mal toléré par certaines femmes qui présentent des signes de mastodynie, des méno-métrorragies ou de l’hyperandrogènie. Aussi, il ne soulage pas les symptômes de carence oestrogénique.

L’acetate demedroxyprogesterone

Il s’agit du seul DMPA disponible en France sous forme injectable. Après 40, les femmes peuvent miser sur ce dispositif pour ne pas tomber enceinte. Mais c’est un contraceptif qui n’est pas proposé en première intention car des études ont montré qu’il est associé à une augmentation du risque veineux thromboembolique, en plus d’entrainer le diabète et d’accélérer la perte osseuse. La prise de ce DMPA est particulièrement contre-indiquée aux patientes qui présentent des facteurs de risque vasculaires et d’ostéoporose.

Comme vous pouvez le voir, les solutions contraceptives utilisables après 40 ans sont nombreuses. L’avis d’un spécialiste est conseillé pour vous permettre de choisir celle qui vous convient.

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